CAPA d’installation des nouveaux commissaires paritaires certifiés du SNES-FSU

Le lundi 5 janvier s’est tenue la CAPA d’installation des certifiés. Le Snes-FSU a regretté l’absence de Madame la Rectrice et a signifié sa désapprobation à l’administration. Voici le contenu de la déclaration de vos élus :

Si nous avons demandé la présence de Madame la rectrice, c ?est pour deux raisons. La première est liée au rapport que la direction de cette académie entretient avec la Capa des certifié-es. Sa prédécesseure nous a rarement fait la grâce de sa présence lors de la dernière mandature. Nous pensons pourtant que la venue de Madame la Rectrice à l’installation de la commission paritaire du corps le plus important de l’académie, pourrait être un signe d ?attachement au paritarisme et à la relation avec les personnels enseignants dans son ensemble. Nous ne pouvons que nous inquiéter.
La seconde raison est liée à ce qui s’est passé dans notre académie à la veille des vacances et ce qui se passe aujourd’hui. Le mois de décembre a été marqué par une mobilisation d’ampleur des établissements ne figurant plus sur la liste des REP. Dans le 77, le 93, le 94, les collègues refusent ce qui leur apparaît comme un mépris de leur travail.
Vous le savez l’académie de Créteil cumule de nombreuses difficultés. Les indicateurs socio-économiques comme éducatifs montrent la détresse des populations. Dans certains quartiers l’école demeure le seul lien social organisé par l ??tat. De cela l’administration centrale reste consciente puisque notre académie est celle qui comporte le plus d’établissements classés. Mais les décisions prises et la façon de les prendre ne nous paraissent pas moins anormales et dangereuses pour l’avenir. La liste des nouveaux REP fait sortir 9 collèges du 77, 4 dans le 93 et 2 dans le 94.
Dans ces établissements les équipes font un travail colossal dans des conditions certes moins scandaleuses qu’ailleurs mais qui restent difficiles. Il n’y a eu aucune concertation avec les équipes, ni avec les représentants syndicaux aussi bien sur la méthode que sur la liste. Les modalités de désignation restent opaques et dans certains cas entachées d’erreur. Les personnels ont appris le sort qui était fait à leur établissement par la rumeur publique ou par des fuites politiques avant de le savoir de façon officielle.
Courant décembre vos services ont refusé de recevoir une délégation constituée des représentants syndicaux et des établissements mobilisés au prétexte qu’il n’y avait pas de salle assez grande. Il a fallu attendre le 19 décembre (dernier jour de classe) pour que le collège Eluard de Montreuil, bloqué depuis 4 semaines et qui faisait une demande d’audience tous les jours, soit reçu par le secrétaire général, monsieur Ledroit.
Nous pensons que cette façon de gérer une crise, perçue par les collègues comme extrêmement méprisante, va à l’encontre du paritarisme tel que le SNES-FSU le défend. Nous réclamons que les collègues des établissements soient enfin écoutés et entendus.
Cette CAPA d’ouverture est en effet pour nous l’occasion de rappeler notre attachement au paritarisme, c’est à dire à la défense individuelle des collègues dans un cadre collectif.
En ce qui concerne les élections professionnelles et en particulier le mode de scrutin, le SNES ne peut que réitérer les mêmes regrets qu’il y a trois ans. En effet, détacher le lieu de vote du lieu de travail nous oblige à constater la chute de la participation des collègues (et ce malgré une légère augmentation du taux de participation cette année, mais qui ne compense en rien celle subie il y a trois ans). Nous regrettons également les consignes données par le rectorat de Créteil de ne mettre en place un espace réservé au vote dans les établissements que le dernier jour du scrutin. Le SNES-FSU reste, et de loin, la première force syndicale dans tous les corps qu’il représente. Nous nous en félicitons mais nous avons conscience que la faible participation et la baisse de notre syndicat révèle une désaffection des personnels à l’égard des instances où ils peuvent être représentés. Le gel du point d’indice, la baisse conséquente de notre pouvoir d’achat (pas de revalorisation rectorale pour nous), les changements fréquents des règles de mutation et l’impression qu’en tirent certains collègues d’être bernés, sont aussi des éléments de cette distanciation. Cela nous paraît préjudiciable au paritarisme mais aussi à la démocratie.
Pour débuter cette mandature, malgré un travail, qui en cette fin de mandat fut davantage placé sous le signe de la discussion et de l’écoute, nous souhaitons attirer votre attention sur la difficulté principale que connaissent les commissaires paritaires de l’académie de Créteil. En effet, nous sommes une des académies les plus importantes en nombre alors que nous ne possédons pas plus de commissaires paritaires. Pourtant, la somme de travail est sans commune mesure avec les autres académies : il faut que le temps de préparation soit en adéquation avec le temps nécessaire pour le faire et sans être pour autant tenté de nous prendre du temps de travail sur les vacances. Le temps de préparation, par exemple est parfois bien juste pour préparer correctement les CAPA.
En tant qu’élus des personnels, nous réclamons également le droit aux informations nécessaires pour répondre, dans les temps aux collègues. L’accès tardif aux listes des nouveaux établissements classés par exemple, alors que le mouvement inter était imminent, ne nous a pas permis d’informer les collègues comme nous aurions dû le faire.
C ?est d ?ailleurs, toujours en suivant cette logique que le SNES espère que la suppression de la phrase, à la fin de l ?article 3, dans le règlement intérieur et qui affirme l ?importance du remplacement des commissaires paritaires par le rectorat de Créteil sera rétablie au cours de cette CAPA d ?ouverture. Ne pas faire des remplacements des commissaires paritaires une priorité nuirait d ?une part à la continuité éducative de nos élèves, à l ?organisation interne de nos établissements, ainsi qu ?à la somme de travail que nous devons réaliser pour préparer les CAPA et FPMA.
Quelques remarques enfin concernant l ?ensemble des CAPA et FPM, nous souhaiterions que la CAPA de contestation de note soit à nouveau programmée au cours de l ?année concernée malgré les difficultés posées. En effet, ces notations occasionnent des tensions au sein des établissements qui demandent à être réglées au plus vite. D ?autre part, pour les collègues qui mutent, connaître le résultat de ces demandes « d ?arbitrage » avant de quitter notre académie semble primordial.
Enfin, nous souhaiterions vous interroger sur le premier paragraphe de l’article 3. Pourquoi y a-t-il une distinction entre titulaires et suppléants sachant que dans la pratique les convocations sont envoyées simultanément ?
Le SNES souhaiterait effectivement qu ?il n ?y ait pas de différence « de traitement » dans l ?envoi des convocations faites aux titulaires et aux suppléants.
Cela fait partie des conditions par lesquelles nous pouvons effectuer le travail pour lequel nous avons été élu-es, non pas gérer à la place de l’administration mais faire en sorte que les règles soient respectées et que chaque collègue soit traité avec équité.
C’est ainsi que le SNES-FSU comprend son rôle de syndicat et de représentants élus des personnels : dans la défense individuelle et collective de tous les collègues.

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